L'envie délicate de plonger mes mains dans ton regard perçant de sang, mêlé d'une goutte d'acide sulfirique, sulfureuse idée de t'égorger pour que tu m'oublies à tout jamais, mais tu m'aimes encore, il pleut des cordes dans ma vie et mon soleil disparaît, chaque jour le ciel devient violâtré, très bien reste si cela te fait plaisir, j'aurais beau te tuer tu me hanteras à jamais, mais je ne veux pas m'attacher à tes mains si douces au goût de citron pressé, cette saveur acide qui extermine mon désamour personnel à mon corps, encore cette dévalorisation qui me pousse à te jeter dans le vide, le haut de la falaise t'attend mon amour, et moi je mets ma tête dans le four où le gaz est déjà en route, dans ta BM tu te dépêches d'arrêter mon suicide, pensée lucide qui s'oublie très vite dans les feuilles de papier, à rouler, qui roulent, comme ta voiture, dans ma chambre je t'arrache ta chemise sans plis, je me plie à tes envies car je n'en ai plus aucune, excepté l'envie de te tuer, me rendre compte que ce sentiment ne peut pas exister et que tu n'appartiens pas à ma vie, détruire tout sur mon passage pour me détruire avec, et donner raison à ma non-raison, vide de sens mon coeur brûle aux Enfers où il veut t'emmener, comprends que je te hais, haine-moi, aime-moi, je te tuerai mon amour car tu veux me faire vivre dans ce monde qui m'échappe, tu es la seule preuve du Bien sur Terre, où je m'enterre pour ne pas te voir dans ce ciel qui devient rosé lorsque tu apparais, oh non, disparais loin de moi, je ne veux pas croire en la douce vie, dans mon bain la mousse renferme le goût de ta bouche, le blanc encombre mes lèvres, la vanille écarlate mon coeur, incompréhension des maux, le navire coule, je coule dans mon bain, je me noie dans ton sang, tu es mort de mes mains habiles, c'est ton coeur que j'ai détruit, pardonne-donne-moi ta main, où es-tu? La putain t'a tué mon amour, mais elle t'avait prévenu.