Il était une fois, une petite fille aux pommettes roses, un peu paumée dans ce monde un peu trop grand pour elle. Pourtant, elle voyait tout en grand: avec ses grands yeux bleus, elle voyait tout, et percevait tout. Elle trouvait la faille de chacun, mais en dégager surtout les plus belles de leur qualité. Sûrement qu'elle pensait un peu trop et comprenait un peu trop pour son âge. Et puis, un beau jour, quelquechose de mystérieux se passa. Lumière blanche. Illuminations. Aveuglement. Elle ouvra ses yeux, encore éblouis, puis aperçut des ailes. Un ange était là, venu se poser sur sa route. Sur sa route? Cet ange lui dit d'arrêter de se torturer l'esprit et de faire avec. D'aller toujours de l'avant et de laisser couler. Vivre au jour le jour, et vivre le mieux au mieux. Elle ne voulait pas que cet ange parte, et qu'elle la laisse. Pourtant, un ange, de par son nom, ne peut rester sur la Terre des mortels. Alors cet ange s'envola, mais lui promit de veiller à jamais sur ses grands yeux bleus. Cependant, la peine de la petite fille était bien trop grande, et elle resta à se lamenter sur son sort. Alors, ce bel ange revint, et voyant que ce monde n'était pas pour cette petite fille, il l'emporta avec elle. Tous deux vécurent heureux, parmi les autres anges. Rares sont les anges, mais lorsqu'on les trouve, on ne s'en sépare plus et on les garde. A jamais. A jamais.
Tu vois, moi je l'ai trouvé cet ange. A vrai dire, j'en ai trouvé plusieurs. Et je les veux pour moi, je veux garder ces liens si forts avec eux. Ces anges, dans ma vie, ce sont mes amis. Et tu en fais partie. Je ne pourrai dire vraisemblablement depuis quand. Mais ce que je peux dire, c'est que la durée n'a pas d'importance. Mais la confiance qu'il y a entre nous, ainsi que la sincérité est le plus important. Je te connais, peut-être plus que tu ne pourrais le croire. Comme cette petite fille, je perçois énormément de choses chez les gens malgrè moi. Je les comprends, et je comprends leur bonheur, leur peine, leur sentiment. Et encore plus chez mes amis. Je te connais ainsi, et je sais que tu pourrais dire des choses que tu regretterais, à mon égard, lors d'une dispute. Mais quand ce jour arrivera, je n'écouterai pas. Mais j'entendrai ton coeur qui bat et qui clame que tu m'aimes malgrè tout... Petit ange, envole toi loin, loin mais reviens. Fais un beau voyage dans les nuages, mais reviens, reviens. Quand tu reviendras, tu verras qui sera là. Et tu sauras qui tient réellement à Toi. Je l'ai un peu fait ce voyage, pendant trois semaines. Et j'ai vu qui était là à mon arrivée. Tu faisais partie de ces personnes. Je ne remercierai jamais assez ces personnes, là, pour moi. Je ne te remercierai jamais assez, et je ne pourrais jamais assez m'excuser de tout le mal que je t'ai fait. Merci pour tous ces sourires que tu m'offres et que tu m'apportes. Je ne m'en lasserai pas, non. Et si un jour il vient que l'on doit se séparer, l'image de cet ange restera à jamais. Sois en sûre. Tous ces mots ne sont pas à la hauteur, je le sais bien. Mais j'essaie de les manier avec la plus grande délicatesse afin de te montrer à quel point tu m'es importante. Mon essentielle? Oui, tu as raison. Mon essentielle, parmi peu d'autres. Mais une essentielle est ce dont on a le plus besoin dans ce monde injuste, mais ce monde pourtant si beau, rendu magnifique grâce à des amis extraordinaires. Esssentiel petit ange, je t'embrasse le plus tendrement possible.